Pour nous aussi c'est un plaisir de te retrouver, de ressentir ton âme. Il y a tant de jours entre chaque dialogue, même si les jours ne comptent pas, même si le temps ne compte pas. Il serait bon que tu restes en permanence dans cette liaison intime. Il serait bon que tu arrives à vivre dans ce dialogue constant, dans cet état d'Amour.

Sois béni petit homme d'être aussi présent, mais tu pourrais l'être encore davantage. Ne pas te laisser prendre par les occupations d'ici. Il y a tant de belles choses que tu devras découvrir, tant de merveilles, tant de plaisirs aussi. Ne te laisse pas prendre par les contraintes. Retrouve-nous aussi souvent que tu le peux. Tu aimeras tellement ces moments que tu ne pourras plus les quitter. Plus quitter cet état de bien-être, plus quitter le Un, plus quitter l'Amour. Tu ne fais que deviner ce qui t'attend.

Le silence, tout se fait par le silence, tout se fait dans le silence. Les mots n'ont pas de valeur par rapport à ce que tu ressens. Les mots n'ont pas de force pour te faire comprendre ce qui t'attend. Tu dois seulement le vivre.

Sens comme ton cœur est léger. Ce n'est que le début. Sens comme la vie est belle quand on est dans l'Amour. Sens comme c'est facile quand on est en union avec le Un, quand on est le Un, rien d'autre.

Ta perception du monde va changer. Laisse-toi aller. Laisse-toi aller vraiment dans la confiance. Ce n'est que le début.
Ne cherche pas à mettre des mots à tout prix, à écrire des lignes et des lignes. Vis-le plutôt intensément.

La pendule est notre rendez-vous. Elle marque la porte du temps, qui n'existe plus. Dans le symbole de la porte, il y a avant, - il y a le passage, - il y a après. Tu es presque au passage. Ne te retourne pas, avance. Le bas de l'escalier n'a plus d'intérêt pour toi. Il te faut grandir et monter vers la Lumière. Franchir la porte. Souviens-toi comme tu as eu du mal à passer pour la première fois. Alors, n'aie plus peur à présent. N'aie plus peur du passage.

Derrière se trouve le ciel que tu as tant aimé. Cet azur bleu avec des nuages blancs, cette lumière. Avec ta machine (avion) tu y allais. C'était une façon de t'habituer. Une façon de quitter la lourdeur du sol, la lourdeur de ton être. C'était une façon de te faire comprendre qu'il y a autre chose, une autre merveille, dans laquelle tu seras libre ; dans lequel tu étais libre. Tu as exprimé ta liberté, même si elle était pleine de ton ego. C'était un outil pour te faire comprendre, pour te faire aimer, aimer ce ciel.

Dans ta machine tu étais hors du temps, hors du monde. On aurait pu croire que c'était une fuite, alors qu'au contraire, c'était une façon douce, pour te faire comprendre, pour te construire, pour t'amener doucement à ce que tu es aujourd'hui. Tout a été en ordre. Tout a été pour te guider sur les chemins légers qui te mènent vers nous, vers le Un, vers l'Absolu, vers le Divin, vers l'Amour.

Sois béni, sois béni d'être le fruit de l'Amour.
Va maintenant, reste dans le silence. Arrête ta machine (magnétophone).
Il n'y a rien de mieux que le silence. Va, merci.

 Merci Mahé.